Arguments 2018-08-13T18:04:34+00:00

OUI à une Suisse sans élevage intensif

Des sondages d’opinion démontrent systématiquement que la grande majorité de la population soutient une production de viande respectueuse des besoins naturels des animaux. Cette constatation est en forte contradiction avec le fait que la demande en produits de provenance animale est largement couverte, actuellement, par un élevage intensif d’animaux de rente. Ce type d’élevage intensif agricole :

  • Accentue le réchauffement climatique ;
  • Aggrave la faim dans le monde et la rareté de l’eau ;
  • Engendre des résistances aux antibiotiques ;
  • Viole le principe constitutionnel de la protection des animaux.

Les raisons de ce fort clivage entre l’offre et la demande sont multiples : ils vont d’un manque de connaissances et de prise de conscience au marketing intensif – et sans limite budgétaire – du lobby de la viande, qui perpétue le mythe du « Pays de Heidi ». L’initiative « Pas d’élevage intensif en Suisse » veut l’abolition de ces pratiques. Vous trouverez les arguments, informations et explications de fond ici :

Voir l’exposé de position

Bref argumentaire

Le bref argumentaire résume les arguments les plus importants en faveur de l’abolition de l’élevage intensif en Suisse, et répond aux questions les plus fréquentes :

L’élevage intensif utilise les ressources naturelles de la planète de manière très peu efficace, et pollue l’eau et l’atmosphère. Les énormes quantités d’émissions de gaz à effet de serre et le défrichage d’immenses surfaces de forêt contribuent aux changements climatiques.

L’Organisation mondiale pour l’alimentation de l’ONU (Food and Agriculture Organisation, FAO) estime que l’élevage intensif est responsable de 14.5% des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial. Cela correspond, à peu près, aux émissions totales des transports mondiaux. Le méthane, gaz à effet de serre émis principalement par le biais de la digestion des ruminants, tels que les vaches, les chèvres et les moutons, est particulièrement problématique. D’une part, le méthane représente près de la moitié des gaz à effet de serre qui résultent de l’élevage intensif. D’autre part, il a un effet de réchauffement climatique 25 fois supérieur au dioxyde de carbone. Si l’on souhaite éviter les pires effets du réchauffement climatique, il est indispensable de réduire, d’ici 2050, les émissions de gaz à effet de serre de moitié au moins par rapport à l’année 2000. La réduction des élevages intensifs agricoles et l’adoption d’une alimentation plus riche en végétaux peuvent contribuer de manière considérable à atteindre ce but. Des chercheurs de l’EPFZ ont indiqué que la réduction des élevages d’animaux constitue, pour la suisse, le moyen le plus puissant pour réduire les émissions de gaz à effet de serre issus de l’agriculture.
L’accumulation de fertilisants riches en phosphore conduit, dans différents lacs de Suisse, à une invasion d’algues et, par conséquent, à la mort de nombreux poissons par manque d’oxygène. En outre, la moitié des résidus d’antibiotiques et près de 37% des dangereux métaux lourds retrouvés dans l’eau proviennent de l’élevage des animaux. La pollution de l’eau est également engendrée par la production du fourrage pour les élevages. Plus d’un tiers des pesticides que l’on retrouve dans l’eau du robinet sont issus de l’élevage intensif agricole.
Il faut 6-17 fois plus de surface agricole pour produire une unité de protéines animale que pour la production d’une unité de protéines de soja. Le fait de nourrir les animaux par des protéines végétales est, par définition, inefficace. Près de 70% de la forêt vierge amazonienne est détruit en raison de l’élevage de bétail. Une grande partie des 30% restants sert également à la production de fourrages. Même le soja, considéré en Suisse comme un super-aliment, provient principalement de l’étranger. Au total, près d’un tiers des sols terrestres de la planète est utilisé pour l’élevage animal. Cela représente plus d’un quart des terres arables.
La production de produits d’origine animale est largement plus gourmande en eau que celle des produits alimentaires à base de plante. Pour la production d’un kg de viande de veau, il faut près de 15’000 d’eau. Cela représente à peu près 100 baignoires. Dans les régions arides, la rareté de l’eau est aggravée de manière significative par la production de viande et de fourrage. La Suisse importe, chaque année, près d’un million de fourrages et renforce donc indirectement la rareté de l’eau dans les pays en voie de développement.
L’utilisation inefficace des ressources par l’élevage agricole d’animaux de rente n’est pas seulement problématique au regard des changements climatiques, mais provoque également des problèmes socio-économiques, en particulier dans les domaines de la sécurité de l’eau et alimentaire. En conséquence, les prix globaux des denrées alimentaires augmentent. La culture intensive de plantes destinées au fourrage menace les exploitations des petits paysans. Ces problèmes apparaissent comme d’autant plus graves que près de 800 millions de personnes à travers le monde, principalement issues de régions en voie de développement, sont sous-nourries.
L’évaluation du degré d’autosuffisance de la Suisse, opérée par l’Office fédéral de la statistique, ne tient pas compte des énormes importations de fourrages par la Suisse. Si l’on exclut les fourrages importés, le degré d’autosuffisance est réduit de près de 10%, passant de 58% à 50%. La production des 430’000 tonnes de fourrage protéiné importées chaque année en Suisse exige une surface, à l’étranger, qui équivaut presque à l’intégralité des terres arables suisses (respectivement 250’000 ha et 270’000 ha). La réduction de la consommation en produits d’origine animale peut donc améliorer considérablement la sécurité d’approvisionnement de l’agriculture suisse.
La consommation d’aliments d’origine animale en Suisse a augmenté de près de 60% depuis la fin du XXe siècle. Pour pouvoir faire face à la demande, durant la même période (2000-2013), le nombre des animaux de rente les plus fréquents dans le domaine agricole (poules, bovins, porcs, ovins, chèvres et chevaux) a augmenté de 50% environ – la raison de cette augmentation est l’explosion du nombre de poulets, alors que les autres effectifs d’animaux tendent à diminuer. Simultanément, le nombre d’exploitations agricoles est passé de 70’000 environ à près de 55’000. Cela signifie que les exploitations comptent aujourd’hui bien plus d’animaux que par le passé, en général au détriment du bien-être des animaux. Les exploitations peuvent détenir jusqu’à 300 veau d’engraissement, 1’500 porcs et jusqu’à 18’000 poules pondeuses, respectivement (selon l’âge) 20’000 poulets d’engraissement.

Taille des effectifs

  • Actuellement: jusqu’à 18’000 poules pondeuses, jusqu’à 27’000 poules d’engraissement, 17 poules par mètre carré.
    Revendication: forte réduction, maximum 2’000 (standard de KAG-Freiland) ;
  • Actuellement: 10 porcs de 100 kg chacun, sur une surface de la taille d’une place de parking. Stalles individuelles encore autorisées pour la « période de vêlage », soit dix jours. « L’enclos » n’est souvent rien d’autre qu’une surface en béton salle et glissante, entourée de grillages. Insémination artificielle au moyen d’un cathéter.
    Revendication: abolition complète des stalles individuelles, possibilités d’accès à la prairie et à la boue, literie, insémination naturelle.
  • Actuellement: stabulation entravée de vaches laitières autorisée.
    Revendication: interdiction de la stabulation entravée.

De telles situations de détention d’animaux ne seraient pas tolérées dans le domaine des expérimentations animales, ou uniquement pour des motifs impérieux. En matière d’expérimentation animale, l’on applique les principes des « 3-R » : Replace (remplacer), Reduce (réduire), Refine (parfaire). En pratique, cela signifie que les expérimentations animales ne doivent être menées que lorsqu’il n’existe aucune alternative (Remplacer). Si elles s’avèrent incontournables, les expérimentations animales doivent être réduites à un minimum absolu (Reduce) et les animaux doivent subir le moins d’atteintes possibles (Refine). Ces principes contrastent fortement avec la réalité quotidienne des élevages, dans lesquels les animaux sont exposés à des contraintes bien plus importantes que celles autorisées dans les expérimentations animales sans but médical significatif. De telles contraintes, pourtant courantes dans les élevages conventionnels de poulets de chair, ne seraient tout simplement pas possibles dans le cadre d’expérimentations médicales. L’on assiste donc à un paradoxe éthique. En effet, en appliquant ces mêmes principes dits des « 3-R » à l’élevage intensif, l’on devrait inévitablement supprimer cette pratique. La mise en œuvre du premier de ces principes (Replace) mène déjà à la conclusion que l’élevage d’animaux n’est pas admissible : il existe de très saines alternatives à une alimentation d’origine animale. L’initiative est précisément issue de cette réflexion, et reflète en particulier le principe « Refine » : à travers l’abrogation de l’élevage industriel, les contraintes sur les animaux seraient réduites à leur minimum.

Dans le domaine de l’élevage agricole, le contraire se produit : la production la plus efficiente et intensive possible règne en maître, avec pour but une augmentation du rendement. Cette augmentation du rendement des élevages agricoles d’animaux de rente ne résulte pas uniquement d’un élevage plus concentré et spécialisé. Le facteur le plus important de cette « hyper-productivité » est le fait que les animaux sont considérés comme une ressources économique à optimiser. Les situations suivantes sont légales et courantes en Suisse :

  • • Les poussins mâles âgés d’un jour à peine, issus de l’élevage des poules pondeuses, ne seront pas élevés mais tués systématiquement. Près de 2 millions de ces animaux connaissent ce triste destin chaque année en Suisse.
  • Les poulets de chair vivent autour de 6 semaines, puis sont conduits à l’abattoir – ils sont souvent si lourds qu’ils peuvent à peine tenir sur leurs pattes.
  • Les poules pondeuses sont généralement “réformées”, c’est-à-dire tuées, après avoir atteint seulement 15% de leur espérance de vie environ, et au plus tard à 18 mois, car dès lors, leur ponte ne correspond plus aux exigences commerciales.
  • Les vaches laitières sont sélectionnées génétiquement depuis les années 1960. Par conséquent, elles ne produisent aujourd’hui plus les 4’000 litres par année usuels, mais près de 8’000 litres par an (voire même 10’000 litres par an dans les élevages intensifs). Les races exploitées simultanément pour leur lait et pour la viande ne représentent qu’une minorité.

La consommation d’une alimentation élevée en produits d’origine animale peut nuire à la santé. Une alimentation végétale bien menée est saine et réduit le risque de contracter certaines maladies (par ex. maladies cardiovasculaires, diabètes de type II, obésité).

Les produits alimentaires d’origine animale impliquent, en particulier, des risques résultant de l’utilisation d’antibiotiques dans les élevages agricoles intensifs. En Suisse, plus de 48’000 kg d’antibiotiques ont été vendus aux élevages en 2014. Les germes multi-résistants sont très fréquents chez les animaux de rente. Puisque les bactéries multi-résistantes sont également transmises aux humains, l’administration d’antibiotiques aux animaux réduit les futures possibilités de traiter de manière efficace les humains aux moyens d’antibiotiques, en raison des résistances développées par ceux-ci. Chaque année en Europe, près de 25’000 personnes décèdent suite à une infection par un germe résistant. La Suisse se situe dans la moyenne européenne relative au nombre de sources bactériennes résistantes. La haute concentration de germes dans les fermes industrielles contribue, par ailleurs, au risque que les animaux contractent des maladies telles que la grippe aviaire (H5N1). Ce type de maladies animales peut également toucher les humains.

L’élevage intensif est un phénomène qui n’était pendant longtemps pas courant en Suisse. D’après un sondage d’Isopublic, 87% de la population estime que le bien-être des animaux est « important » ou « très important ; une détention respectueuse des animaux est chère aux deux tiers de la population. En matière d’agriculture, le peuple accorde de l’importance à la culture des terres agricoles, à la préservation des paysages agricoles et au soin accordé aux pâturages alpins, qui ne seraient pratiquement pas exploités autrement. Ces prestations ne se seraient pas affectées par l’initiative contre l’élevage intensif.

Questions ouvertes concernant la mise en œuvre :

Les petits paysans et les exploitations alpines ne seront pas touchés par l’adoption de l’initiative, car ils ne pratiquent pas d’élevage intensif. L’initiative touchera les grandes « fabriques à viande » industrielles.
Les animaux ne sont pas des choses ; ils méritent une attention particulière pour que leur dignité et leur sensibilité soient respectées. L’initiative ne demande donc pas une interdiction « classique », mais la garantie que les animaux ne seront pas maltraités.
La définition de l’élevage intensif résulte de la taille des groupes d’animaux détenus et de la violation systématique de leurs besoins fondamentaux.
L’initiative devra être mise en œuvre de manière conforme au droit international public ; la Confédération dispose, à cet égard, de la marge de manœuvre nécessaire. Certaines interdictions d’importations sont conformes aux accords de l’OMC, lorsque les produits en question contreviennent à la « moralité publique » du pays. La longue tradition suisse de protection des animaux, ainsi que l’adoption de la présente initiative populaire démontreraient que cette condition est remplie. Des restrictions aux importations de produits issus de l’élevage intensif peuvent dès lors être mises en œuvre dans le respect du droit international. En pratique, le législateur pourra assurer la mise en œuvre en se référant à des standards de protection des animaux existants à l’étranger et sur les critères développés par les labels ; une solution pragmatique pour les produits raffinés pourra être trouvée.
Un long délai sera accordé pour adapter les nombreux élevages existants à la nouvelle législation.
Les exploitations ne devront pas fermer, mais simplement s’adapter aux exigences en matière de bien-être des animaux. Afin de leur laisser suffisamment de temps pour ce faire, l’initiative prévoit un délai de mise en œuvre de 25 ans au plus. Il a déjà été démontré que l’on ne doit pas tolérer des conditions d’élevage éthiquement répréhensibles. La population suisse a en effet déjà plébiscité l’interdiction de l’élevage en cage de poulets, ainsi que la prohibition de produire du foie gras – il s’agit de mesures en faveur du bien-être des animaux qui impliquent des coûts pour les élevages. Le long délai de mise en œuvre rend les exigences posées par l’initiative raisonnables, et justifie que l’on ne tolère plus les souffrances causées aux animaux et l’importante charge environnementale que représente l’élevage intensif.
Puisque les exploitations ne devront pas fermer, mais uniquement réduire le nombre d’animaux par mètre carré et assurer un certain nombre de conditions telles que l’existence de litière et de dispositifs de ruissèlement, les places de travail ne seront pratiquement pas touchées. Il est même possible de soutenir que davantage de places de travail seront créées, puisque certains processus, tels que la traite par exemple, ne pourront plus être automatisés.
L’initiative devra être mise œuvre de manière conforme au droit international public ; la Confédération dispose de la marge de manœuvre nécessaire pour ce faire. Le texte de l’initiative exige que la Confédération adopte des dispositions sur l’importation de produits alimentaires d’origine animale qui tiennent compte du nouvel article constitutionnel. Des interdictions d’importation peuvent être conformes aux règlementations de l’OMC lorsque les produits importés contreviennent à la « moralité publique » du pays en question. La longue tradition de protection des animaux en Suisse, ainsi que l’adoption de la présente initiative, démontreraient que cette condition est remplie. Des restrictions aux importations de produits issus de l’élevage intensif peuvent donc être adoptés dans le respect du droit international. En pratique, le législateur pourra assurer la mise en œuvre de l’initiative en se référant à des standards existants de protection des animaux à l’étranger, ainsi qu’aux critères de certains labels ; pour les produits raffinés, il pourra le faire de manière pragmatique. Même si l’interdiction des importations devait s’avérer inapplicable, l’argument selon lequel davantage de viande provenant d’élevages « pires » serait importée ne pourrait pas justifier une absence de progrès social. Cela reviendrait à affirmer, dans le domaine du travail des enfants, que « si la Suisse interdit le travail des enfants, davantage de vêtements produits par des enfants serait importé ». La Suisse devrait-elle alors réintroduire le travail des enfants ?
Tous les produits raffinés devront être améliorés, afin qu’ils contiennent des produits d’origine animale conformes à l’article constitutionnel. Déjà aujourd’hui, plusieurs grands distributeurs tels que la Coop et la Migros s’efforcent à offrir davantage d’œufs provenant de poules élevées en plein air et de produits biologiques (récemment, par exemple, dans la mayonnaise).
Exact. L’initiative donne aux petits paysans la chance de se faire une place sur le marché et d’obtenir des prix plus justes, puisque les gros élevages devront réduire leurs exploitations. En outre, la réduction des importations de fourrage protéiné (soja) et la mise en valeur des pâturages bénéficieront aux paysans. L’élevage intensif, et la production intensive, ont pour effet un niveau des prix si bas qu’il en est irréaliste, et mettent la pression sur les paysans, qui n’ont d’autre choix que de faire appel à d’importantes subventions accordées par la Confédération. Ces problèmes seraient contrés par l’initiative, ce dont profiterait les petits paysans.
L’image que nous lions à l’identité de la Suisse est faite de vaches paissant en liberté et de poules picorant allègrement. L’initiative renforcera cet idéal, en forçant les grosses fabriques à animaux à se rediriger vers ce type d’élevages. L’image de l’agriculture suisse comprend prairies, petits élevages et fermes d’alpage, et non les grosses halles industrielles en béton, sans espaces verts.

Texte de l’initiative

«Non à l’élevage intensif en Suisse (initiative sur l’élevage intensif)»

Initiative populaire fédérale
Art. 80a Garde d’animaux à des fins agricoles
1 La Confédération protège la dignité de l’animal dans le domaine de la garde d’animaux à des fins agricoles. La dignité de l’animal comprend le droit de ne pas faire l’objet d’un élevage intensif.

2 L’élevage intensif désigne l’élevage industriel visant à rendre la production de produits d’origine animale la plus efficace possible et portant systématiquement atteinte au bien-être des animaux.

3 La Confédération fixe les critères relatifs notamment à un hébergement et à des soins respectueux des animaux, à l’accès à l’extérieur, à l’abattage et à la taille maximale des groupes par étable.

4 Elle édicte des dispositions sur l’importation d’animaux et de produits d’origine animale à des fins alimentaires qui tiennent compte du présent article.

Art. 197, ch. 12. Disposition transitoire ad art. 80a (Garde d’animaux à des fins agricoles)
1 Les dispositions d’exécution relatives à la garde d’animaux à des fins agricoles visée à l’art. 80a peuvent prévoir des délais transitoires de 25 ans au plus.
2 La législation d’exécution doit fixer des exigences relatives à la dignité de l’animal qui correspondent au moins à celles du Cahier des charges 2018 de Bio Suisse.
3 Si la législation d’exécution n’est pas entrée en vigueur dans les trois ans à compter de l’acceptation de l’art. 80a, le Conseil fédéral édicte provisoirement les dispositions d’exécution par voie d’ordonnance.

Formulaire d’iniative

«Non à l’élevage intensif en Suisse»

Initiative populaire fédérale

Art. 80a Garde d’animaux à des fins agricoles
1 La Confédération protège la dignité de l’animal dans le domaine de la garde d’animaux à des fins agricoles. La dignité de l’animal comprend le droit de ne pas faire l’objet d’un élevage intensif.

2 L’élevage intensif désigne l’élevage industriel visant à rendre la production de produits d’origine animale la plus efficace possible et portant systématiquement atteinte au bien-être des animaux.

3 La Confédération fixe les critères relatifs notamment à un hébergement et à des soins respectueux des animaux, à l’accès à l’extérieur, à l’abattage et à la taille maximale des groupes par étable.

4 Elle édicte des dispositions sur l’importation d’animaux et de produits d’origine animale à des fins alimentaires qui tiennent compte du présent article.

Art. 197, ch. 12. Disposition transitoire ad art. 80a (Garde d’animaux à des fins agricoles)
1 Les dispositions d’exécution relatives à la garde d’animaux à des fins agricoles visée à l’art. 80a peuvent prévoir des délais transitoires de 25 ans au plus.
2 La législation d’exécution doit fixer des exigences relatives à la dignité de l’animal qui correspondent au moins à celles du Cahier des charges 2018 de Bio Suisse.
3 Si la législation d’exécution n’est pas entrée en vigueur dans les trois ans à compter de l’acceptation de l’art. 80a, le Conseil fédéral édicte provisoirement les dispositions d’exécution par voie d’ordonnance.

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